Deux soirées Sold Out pour Airbourne au Rocher de Palmer
Les 17 et 18 mars, le Rocher de Palmer, à Cenon, accueillait Airbourne et Asomvel pour deux soirées complètes de rock intense, organisées par AEG Présents France. Bastonne! était présent pour couvrir la soirée du 17.
Quelques fans étaient déjà devant l’entrée dès 15 heures pour atteindre les premiers rangs et ne rien rater du spectacle, patientant plusieurs heures avant l’ouverture des portes. À l’intérieur, le merchandising affichait des tarifs élevés, avec notamment des tee-shirts à 40 euros, un point souvent commenté par le public, sans pour autant vider les stands.
Retour à la scène avec Asomvel, quatuor britannique de speed rock. Formé en 1993, le groupe ne compte plus qu’un membre originel, Lenny Robinson à la guitare, tandis que le chant est désormais assuré par son neveu Ralph Robinson, arrivé après le décès du précédent chanteur en 2010. Dès les premières notes, le quatuor impose sa présence. Leur hard rock, très fortement inspiré de Motörhead, est direct et sans détour, et le groupe assume pleinement cette filiation, allant jusqu’à rendre hommage à Phil Campbell avec le titre "Born To Raise Hell".
Asomvel enchaîne ses morceaux à toute vitesse. Quand on ne connaît pas le groupe, certains passages peuvent sembler proches, mais la constance du quatuor fonctionne et la salle suit. Le set est direct et donne envie de se pencher sur leur discographie à l’avenir. Le groupe termine sur un hommage appuyé à Motörhead, bien accueilli par le public.
Airbourne : le rouleau compresseur australien
Après un changement de plateau rapide, Airbourne entre en scène avec “Gutsy”. Un choix qui surprend un peu, là où le groupe avait habitué à des débuts plus frontaux. Cette fois, l’entrée se fait progressivement : Ryan O’Keeffe arrive le premier derrière ses percussions, rejoint ensuite par Justin Street et Brett Tyrrell, avant que Joel O’Keeffe ne déboule à son tour, déjà très existé !
Très vite, la machine "Airbourne" se met en ordre de marche ; ça enchaîne sans temps mort, fidèle à une formule que le public connaît par cœur. Les guitares électrisent la foule, la rythmique ne lâche rien et suit le mouvement, et tout s’enchaîne, presque, naturellement. Dans la salle, les refrains se font entendre immédiatement, repris par un public qui sait exactement pourquoi il est là.
Malgré l’absence de nouvel album depuis prés de sept ans, le groupe continue de tourner régulièrement, et ça se ressent. Le set reste classique dans sa construction, mais l’efficacité est intacte. Les nouveaux titres, comme “Gutsy” ou “Alive After Death”, s’intègrent sans difficulté et trouvent rapidement leur place aux côtés des morceaux les plus connus.
Fidèle à ses habitudes, Joel O’Keeffe passe sur les épaules de la sécurité, guitare en main, pour traverser la foule. Il récupère une canette de bière qu’il frappe contre sa tête, projetant son contenu sur le public. Depuis la scène, des boissons sont également lancées, récupérées par des spectateurs juchés sur les épaules de leurs camarades pour rester au plus près de l’action.
Avec Airbourne, il n’y a pas vraiment de surprise, et c’est précisément ce qui fonctionne. Le public connaît les codes, le groupe les applique sans détour, et l’ensemble tient sans faiblir du début à la fin.
Ces deux soirées à Bordeaux confirment l’attachement du public à Airbourne, avec une affluence au rendez-vous et une formule qui reste efficace sur scène malgré les années sans nouvel album.
Chez Bastonne! nous avons hâte de les revoir !
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