Random Hearts dévoile le clip de “Fences” pour célébrer le premier mois de son album "Love PTSD"
Pour fêter le premier mois d’existence de son premier album, Random Hearts balance un nouveau clip ! Le quatuor post‑hardcore / emo rock 90’s de Besançon, souvent comparé avec humour à “Boston” en référence à leurs influences américaines, poursuit l’élan impressionnant suscité depuis la sortie, le 20 février, de "Love PTSD", unanimement salué par les médias.
Aujourd’hui, Random Hearts met en image “Fences”, l’avant‑dernier morceau du tracklisting de ce premier album. Un titre à part, puisque c’est celui où la pression retombe, où le rythme disparaît pour laisser place à une respiration plus dépouillée et introspective.
“Fences” est né d’une proposition instrumentale d’Hervé Bailly (guitare/chant). Comme pour tous les titres du groupe, la création est venue d’un premier riff joué collectivement, enrichi ensuite de plusieurs couches supplémentaires. À l’origine, basse et batterie étaient prévues, avec une rythmique syncopée évoquant le regretté groupe lyonnais Bâton Rouge. Mais très vite, l’idée d’épurer s’est imposée naturellement : une version guitares/voix, brute, sensible, donnant toute la place à l’émotion.
En studio, la consigne a été claire pour le réalisateur Christophe Hogommat : limiter la production au strict nécessaire, pour conserver ce grain authentique et sans artifice.
“Fences” déploie une tension fine et douloureuse : comprendre sans pouvoir agir, aimer sans pouvoir vraiment atteindre l’autre. Le thème évoque un héritage affectif difficile à dépasser, en écho au film Fences de Denzel Washington, adapté de l’œuvre d’August Wilson. Le symbole de la barrière est central : geste d’amour, protection, mais aussi frontière infranchissable.
Le chanteur/guitariste Jean‑Philippe Putaud explique :
"Ces barrières sont d’abord celles qui se dressent dans une relation père‑fils. Elles se transmettent comme une façon dysfonctionnelle d’aimer. Le père pense élever, mais parfois il dresse."
"Elles peuvent aussi se dresser entre deux êtres aimants. L’amour circule mal, retenu par des modèles rigides. Les silences creusent un fossé qui devient invisible mais infranchissable. Ces barrières protègent autant qu’elles enferment. Elles empêchent de partir… mais aussi de se rejoindre."
Un propos nuancé, intime, qui donne au morceau une portée universelle.
Découvrez le clip de "Fences" :
Après les clips énergiques de “Crosswalk” et “Past Tears”, réalisés sur la base de performances live, Random Hearts adopte pour “Fences” une orientation visuelle radicalement différente. Un choix artistique en cohérence avec la nature du morceau : plus calme, plus introspectif, plus fragile et pourtant tout aussi intense.
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