vonsharon poursuit la présentation de son premier album avec " Televangelism "
Après avoir dévoilé le single " dm for collab ", le duo vonsharon continue de lever le voile sur son premier album, " text when you get home ", attendu le 13 février 2026. Avec " Televangelism ", le groupe vannetais s’associe à un autre artiste breton, Paul Miles, figure marquante de la Star Academy, pour un titre conceptuel aussi puissant que dérangeant.
Porté par un titre fort et évocateur, " Televangelism " explore l’idée d’une douleur transformée en spectacle, d’une souffrance exposée et consommée comme une émission dont on ne ressort jamais indemne. L’agression, la surexposition médiatique et la vulnérabilité y deviennent matière à performance, révélant un vide plus profond à combler. La rencontre entre la voix dense et sensible de Paul Miles et la puissance rock brute de vonsharon donne naissance à un morceau à la fois cathartique et glaçant, qui interroge notre rapport aux blessures, celles que l’on montre aux autres comme celles que l’on se rejoue à soi-même.
vonsharon ne vient ni d’un lieu ensoleillé, ni d’une scène branchée. Le duo revendique un rock qui retourne là où il fait sombre, loin des quartiers chics. Sans posture ni surproduction, leur musique repose sur une formule minimale, batterie, guitare, voix (parfois deux), pour un rock brut et habité, traversé par l’ennui, la colère sincère, l’ironie, l’envie de fuite et une lucidité sans fard.
Né d’une faille, vonsharon joue comme on respire après l’apnée : sans calcul, sans politesse, avec urgence. Survivant parmi d’autres, le Bataclan a laissé son empreinte — non comme une cicatrice à exhiber, mais comme une force à canaliser. Le duo s’inscrit quelque part entre le songwriting de Hanni El Khatib, la hargne abrasive de DITZ, et l’énergie directe de Blood Red Shoes.
Puissant et pop, capable d’embrasser aussi bien le silence que le vacarme, vonsharon poursuit la construction d’un premier album annoncé pour février 2026. Loin des formules toutes faites, le duo trace sa propre ligne : minimaliste, nerveuse, honnête.
Et sur scène ?
Pas d’images, pas de machines.
Juste deux corps, du son, et ce qu’il reste quand on coupe tout le reste.
Découvre la vidéo-lyric de "Televangelism" :
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