HELLFEST 2026 : CLISSON EN FUSION !

Publié le 1 juillet 2026 à 17:56

HELLFEST 2026 : CLISSON EN FUSION !

Le Hellfest commence toujours avant le Hellfest. !

À Clisson, il y a un rituel qui ne change pas : l’arrivée progressive des festivaliers, la ville qui prend un autre rythme, et le Hellfest Le OFF by Leclerc Clisson qui lance les premiers concerts bien avant l’ouverture officielle du site principal. Certains sont déjà là pour les concerts les plus attendus du week-end, d’autres découvrent le festival par ses premiers instants, mais tous participent déjà à cette atmosphère particulière où Clisson cesse d’être une ville ordinaire sans que rien n’ait encore officiellement démarré. Très vite, tout s’installe comme une évidence : le festival prend déjà forme, porté principalement par ceux qui le font exister dès les premiers jours.

Il est 11 h 30 lorsque j’arrive chez mes logeurs (vous vous souvenez ? Ceux que j'ai laissé à la fin de mon report 2025 ! ), à quelques kilomètres de Clisson. Depuis plusieurs éditions, c’est ici que commence réellement mon Hellfest. Les retrouvailles ont quelque chose de familier, presque rituel. Je prends le temps d'échanger quelques nouvelles,  dépose les sacs en  prenant le temps de leur offrir mon habituel panier de produits régionaux et de retrouver rapidement ma chambre. Mais il n’y a jamais vraiment de pause. Les sacs photo restent dans la voiture en direction du HELLFEST LE OFF BY E.LECLERC CLISSON, dont Bastonne! est partenaire.

Pour beaucoup, le festival commence le jeudi. Pour moi, il a déjà commencé ici, dans ce premier terrain de jeu où les concerts s’enchaînent avant même l’ouverture officielle du site principal. Le "OFF" a son propre rythme, plus direct, plus proche du public, et surtout déjà habité par une attente très particulière : celle du Hellfest qui arrive.

Dès 13 heure, les contenus s’enchaînent naturellement. Les interviews se calent entre deux concerts, mes premières photos alimentent les réseaux, les lives prennent forme et créé l'impatience chez les spectateurs...  Le  Hellfest Le OFF n’est pas un échauffement. C’est déjà un évènement qui prend de l'ampleur d'édition en édition , avec ses visages, ses groupes émergeants qui, pour certains, finiront sur l'une des scènes du Hellfest... Une énergie particulière ; l'apéro dînatoire avant le plat principal !

Le mercredi, cette impression se confirme encore davantage. Le public est plus nombreux, et surtout différent. Des familles entières viennent découvrir le l' "esprit Hellfest" avant l’heure, notamment grâce à la programmation du Hellfest Kids, déplacé cette année sur le site du Leclerc Clisson Des enfants assistent à leurs premiers concerts, souvent équipés de casques adaptés à leurs petites têtes, observant la scène avec une attention sérieuse. Il n’y a rien de forcé dans cette transmission. Elle se fait naturellement, au fil des riffs et des regards échangés entre générations. L'engouement pour le Hellfest Kids n'est plus une question !

En fin d’après-midi, je quitte le "OFF" pour rejoindre le site du Hellfest. Le passage par l’entrée VIP/MEDIA marque toujours un basculement. Le bracelet est posé rapidement, et c'est un bonheur que de pouvoir le faire avec anticipation, merci pour ça ! À partir de là, le reportage bascule officiellement dans le cœur du festival.

Avant de repartir, je décide de prendre le temps de faire découvrir le site en direct sur les réseaux de Bastonne!. Beaucoup de lecteurs ne sont pas encore arrivés à Clisson, certains ne viendront jamais. Ce direct n’est pas une simple publication : c’est une manière de leur ouvrir la porte du Hellfest avant même son ouverture.

En traversant les premiers espaces accessibles, une présence s’impose immédiatement à l’entrée du site. La statue-hommage monumentale d’Ozzy Osbourne, installée à l’emplacement de l’ancienne Gardienne des Ténèbres, capte tous les regards. Les festivaliers s’y arrêtent spontanément, prennent des photos, s’attardent quelques secondes avant de poursuivre leur route. Elle est déjà devenue un repère, un point de passage obligé, le premier symbole de cette édition 2026.

Plus loin, le Hellcity est déjà en mouvement. Les terrasses sont pleines, les discussions s’entrecroisent, la musique déborde des scènes. Le Metal Corner vit déjà sa propre dynamique, avec un public installé bien avant le début officiel des grands concerts. Le mercredi soir donne parfois l’impression d’un festival déjà lancé, simplement sans son ouverture formelle. À la Purple, cette scène inaugurée l'année dernière, Dirty Rodéo fera résonner son duo de guitare-batterie en mode post-hardcore pop, au moment où Bastonne! sera présent.

Et pourtant, rien n’a encore vraiment commencé...

Ce cher Ozzy Osbourne (Black Sabbath) est immortalisé au Hellfest !

 

Voici en détail l'affiche et le Running Order : de quoi replonger dans cette belle édition !

Dirty Rodeo à la Purple House

Jeudi : le Hellfest ouvre enfin ses portes

Le jeudi matin, les premiers festivaliers franchissent enfin les portes du Hellfest Open Air Festival. Après des mois d'attente, chacun retrouve ses habitudes : un premier tour du site, les retrouvailles avec les amis, quelques photos devant les installations emblématiques de cette nouvelle édition et un dernier coup d'œil au Running Order pour tenter d'organiser le fameux dilemme des groupes convoités jouant aux même horaires.

Les premiers concerts sur le site principal devront encore attendre quelques heures. En attendant, les festivaliers prennent le temps de découvrir les nouveautés du Hellcity, de retrouver leurs habitudes ou simplement de vérifier que leurs lieux fétiches sont toujours là. Chaque édition apporte son lot de changements, mais certaines traditions demeurent. L'ambiance monte progressivement, portée par les premiers groupes qui se succèdent déjà sur la Hellstage, offrant une bande-son à cette attente où l'impatience grandit à mesure que l'heure de l'ouverture approche.

Puis, en milieu d'après-midi, le site concerts s'ouvre à son tour...

Les premiers groupes montent sur scène… et, presque au même moment, une autre course commence : direction le Merch Sanctuary.

Chaque année, la boutique officielle est un passage incontournable, mais en 2026, l'engouement dépasse une nouvelle fois toutes les attentes. En quelques minutes, une file impressionnante se forme. Au fil des heures, elle ne cesse de grandir. Côté PMR, l'attente devient particulièrement difficile. Malgré la bienveillance des bénévoles, mobilisés tout au long de la journée pour accompagner les festivaliers, la file dédiée s'étire jusqu'aux abords de la Temple. Certains patienteront près de cinq heures sous un soleil écrasant avant d'atteindre les comptoirs.

Une attente que beaucoup acceptent pourtant, conscients que les articles les plus recherchés peuvent disparaître très rapidement. Les collections exclusives du Hellfest sont devenues de véritables objets de collection, et personne ne veut prendre le risque de repartir sans le t-shirt ou l'affiche de cette 19ème édition.

Jusqu'à la tombée de la nuit, le Sanctuary ne désemplit pas. Les festivaliers avancent lentement, mètre après mètre, sous un soleil écrasant. Certains finissent par quitter la file pour profiter des premiers concerts, d'autres s'accrochent, convaincus que quelques heures d'attente valent mieux que le regret de repartir sans le souvenir qu'ils étaient venus chercher. Ce sera mon cas, mais comme je travaille, je mandante une amie qui accepte volontiers que je lui passe commande ; elle fera la queue pour pour l'ensemble du groupe : posée là à 16h00, elle en ressortira à 21h15 avec deux sacs pleins ! En prime, elle m'offrira le traditionnel doudou pour ma petite chihuahua ! Merci Valérie pour cette patiente ! Oups, il est 22H30 et mes sacs sont restés en zone "presse"...

Coté concerts, le jeudi, le Hellfest passe enfin à la vitesse supérieure.  La cathédrale ouvre ses portes ! Dès le milieu d'après-midi, les six scènes entrent en fusion et, avec elles, le premier vrai casse-tête du week-end. Impossible d'être partout à la fois. Entre les Mainstages, la Valley, la Warzone, la Temple et l'Altar, il faut être judicieux et faire des choix entre les groupes qu'on aime et qui jouent aux mêmes horaires... Pendant quatre jours, il n'existe pas un Hellfest, mais des milliers d'expériences différentes.

Sur les Mainstages, cette première journée rassemble plusieurs générations de rock et de metal. La Mainstage 1 fait la part belle aux sonorités modernes avant de laisser Papa Roach puis Bring Me The Horizon prendre les commandes de la soirée. En parallèle, la Mainstage 2 joue une autre partition avec l'hommage à Motörhead mené par Mikkey Dee With Friends, suivi de The Pretty Reckless, Deep Purple, Alice Cooper et Alestorm.

Le reste du site n'est pas en reste. Comme souvent, la Warzone attire les amateurs de punk et de hardcore avec Satanic Surfers, Shelter, Lagwagon, All Time Low et Social Distortion, tandis que la Valley déroule une programmation où se croisent stoner, rock psychédélique et sonorités plus atypiques avec Truckfighters, Elder, The Inspector Cluzo, Uncle Acid & The Deadbeats, Kadavar, Feuerschwanz ou encore Skáld.

Du côté de la Temple et de l'Altar, les formations les plus extrêmes prennent le relais avec Skaphos, Devangelic, Rivers of Nihil, The Halo Effect et Igorrr, avant qu'un hommage à Ozzy Osbourne ne vienne marquer cette première journée.

Je quitte le site bien avant la fin car il faut être d'attaque pour une nouvelle journée le lendemain...

Le vendredi marque un basculement. Le Hellfest n’est plus dans la découverte ni dans la mise en place. Il est pleinement entré dans son fonctionnement de croisière intensive, où chaque heure est déjà occupée avant même de commencer. Pour Bastonne!, c’est le premier jour où les interviews prennent une place centrale dans l’organisation. Pour moi, je suis à mi-parcours, c'est déjà mon troisième jour à Clisson ! Je prends les plus grandes précautions à me préparer aux chaleurs, dés le matin : j'ai investi dans une crème pour soulager les jambes, je ne porte jamais deux fois les même chaussures et j'ai raccoucis mes habituels jeans pour opter pour des pantalons fluides ou le bermuda !

D'ailleurs, j'ai une anecdote assez drôle, assez punk : je déambule sur le Hellcity pour capter les animations ici ou là... Je me dirige vers le stand Shure, où se déroule un concours de karaoké (version métal, il va de soi !). Après avoir fait quelques lives, je repars en direction de la Hellstage, mais subitement, ma semelle gauche est restée collée au bitume ! Je me suis donc retrouvé avec mon adorable Reebok noire montante gauche à mon pied et la semelle derrière moi ! J'ai cherché en vain des chaussures qui n'allaient pas me coûter deux cents euros. Sans solution, c'est le stand de réparation de vélos qui a improvisé quelque chose avec un ruban adhésif ! Hélas, quelques heures plus tard, la semelle a à nouveau déclaré forfait... et moi avec ! Je continuerai mon travail sans elle...

La matinée est encore relativement calme, mais le rythme s'accélère très vite. Le planning se resserre avec les premiers rendez-vous de la journée : , Deadly Dust, Locomuerte et Killus. Quatre interviews, quatre univers différents, qui viennent rythmer une journée où les déplacements sont presque aussi nombreux que les échanges. Les interviews occupent une bonne partie de mon temps, mais elles sont loin d'être ma seule mission. Entre deux rendez-vous, je traverse le Hellcity pour capter quelques animations, tourner des vidéos, lancer un live ou prendre des photos de l'ambiance. Il y a toujours quelque chose à voir, un détail à immortaliser ou une scène qui mérite d'être partagée.

Pendant ce temps, mon photographe, Alexis, est au pied des scènes. Pendant que je tends le micro aux artistes, lui se glisse dans les pits pour capturer les concerts. De mon côté, j'enchaîne les rendez-vous, les publications sur les réseaux sociaux, les réels et les kilomètres à travers le site. Le temps de souffler est rare, mais c'est aussi ce qui rend la couverture du Hellfest aussi stimulante. Cette année, je prends quand même le temps de déjeuner avec des copains, soit au Metal Corner et leurs bonnes salades fraîches, qui font un bien fou au corps et à l'esprit, soit au VIP si un rendez-vous est en approche. Le soir, c'est toujours au Food Corner que le plaisir gustatif prend tout son sens !

Les heures et le kilomètres passent à toute vitesse et, sans même s'en rendre compte, la journée est déjà bien avancée. L'affiche est tellement belle en ce vendredi !  Iron Maiden, ça va être tellement difficile d'avancer vers la MainStage 1, je vais rester postée un peu vers le haut, puis j'irai voir ce que ça donne depuis la grande roue ! Le spectacle est sublime ! 

J'entre sur le site concert qu'en début de soirée en général, en fonction de la dernière interview ou autre occupation et surtout j'économise mes pas par ces temps caniculaires ! C'est d'ailleurs assez amusant de voir l'originalité des festivaliers tant ils rivalisent dans la recherche de leurs couvre-chef ! C'est aussi un bon moyen pour se repérer dans a foule !

Il se passe quoi sur les scènes ?

Le festival a trouvé son rythme. Les concerts s'enchaînent en alternant les scènes et les choix deviennent cornéliens. Entre les Mainstages, la Warzone, la Valley, la Temple et l'Altar, impossible de tout voir.  Des choix stratégiques s'imposent, tant pour les festivaliers que pour le photographe, quitte à laisser quelques groupes de côté.

Sur les Mainstages, les regards se tournent naturellement vers Iron Maiden, l'un des grands rendez-vous de cette édition, pour ne pas dire THE place to be ! Avant les Britanniques, Bloodywood, Opeth, Cavalera, qui célèbre "Chaos A.D.", puis Sabaton (devenu tellement populaire lors d'une certaine édition...), mais chacun à leur manière, ils mettent le feu à la scène, face à un public réceptif. À quelques mètres de là, la Mainstage 2 enchaîne les poids lourds avec Helloween, Anthrax et Behemoth.

Mais le Hellfest ne s'arrête pas à ses scènes principales. À la Warzone, Agnostic Front et Pennywise entretiennent l'esprit punk et hardcore, tandis que la Valley propose une toute autre atmosphère avec Amenra, Cult of Luna et God Is An Astronaut. La Temple et l'Altar enchaînent, eux aussi, leur déferlante de metal extrême avec Carcass, Napalm Death, Rotting Christ et Septicflesh.

Et puis il y a tout le reste. Au Hellcity, les animations continuent de faire vivre le festival entre deux concerts. À quelques pas des grandes scènes, le Hellcity Brewpub apporte une parenthèse différente avec sa nouvelle scène dédiée aux prestations 100 % acoustiques, dans un format totalement unplugged. Une autre manière de découvrir les artistes, plus proche et plus intimiste.

La Hellstage accueille également son lot de rendez-vous et de découvertes tout au long cette journée. Du côté du Metal Corner, la Purple House poursuit son rôle de lieu de passage incontournable avec ses showcases et ses moments de proximité avec les artistes, enfermés dans leur octogones.

C'est aussi ça, le Hellfest : un festival qui ne se résume pas aux grands noms affichés sur les Mainstages. Entre deux concerts, une découverte au détour d'une scène, une animation du Hellcity ou un moment plus intimiste peut devenir l'un des souvenirs les plus marquants ! Il y en a pour tous les goûts !

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